Menu

Réunion du comité de suivi de la carrière d'Anglefort - Chautagne

Dès le début de son mandat, Typhanie Degois s'est impliquée dans le projet de réouverture de la carrière Saint-Cyr à Anglefort pouvant causer des conséquences négatives en Savoie, et notamment en Chautagne. Le comité de suivi de la carrière d'Anglefort s'est réuni ce vendredi 21 décembre afin d'échanger sur l'évolution du projet.

Un projet inquiétant la Chautagne

Dès l'enquête publique du projet, de nombreux habitants et élus locaux se sont inquiétés des conséquences de l'ouverture d'une nouvelle carrière dans l'Ain, mais à seulement quelques kilomètres de la Savoie. L'étude d'impacts fut concentrée sur le département de l'Ain, laissant plusieurs questions sans réponse en Chautagne :

  • l'intensification du traffic routier le long du lac du Bourget alors que la RD 991 est connue pour ses risques accidentogènes et les riverains connaissent de nombreuses nuisances du fait d'un trafic déjà dense,
  • la pollution de l'environnement pouvant affectée autant la zone Natura 2000 de Chautagne où se logent de nombreuses espèces protégées, que l'agriculture, notamment avec des poussières se déposant sur les vignes de la Savoie,
  • la dégradation du paysage alors que la Chautagne est un exemple dans l'éco-tourisme, ainsi l'économie locale risquant de subir une perte de fréquentation par les touristes.

 

Typhanie Degois Chautagne

 

Création d'un comité de suivi

Typhanie Degois a pris le temps d'écouter les associations locales, comme Envirhône'R, les élus locaux, la fédération qui rassemble les producteurs de matériaux minéraux qui fournissent principalement le bâtiment et les travaux publics (UNICEM) afin de proposer des solutions :

  • une lettre cosignée par les élus de Chautagne a été envoyée au Préfet de région afin de demander une étude d'impacts complémentaire sur les conséquences en Savoie,
  • un amendement a été adopté lors du projet de loi Droit à l'erreur en début d'année afin de prévoir dorénavant pour ce type de projet une consultation publique, non plus départementale, mais par bassin de vie,
  • une question écrite a été déposée afin d'interpeller le Ministre de la transition écologique et solidaire.

La première réunion du comité a eu lieu ce vendredi 21 décembre. L'exploitant a précisé que l'activité ne commencerait pas avant mi-2019 car les accès sont actuellement en cours d'étude seulement. Dans l'étude d'impacts, il est prévu 200 000 tonnes par an avec un maximum de 300 000 tonnes, il a ainsi été demandé à l'exploitant de mettre en place un système d'information si possible a priori, et sinon a posteriori, afin d'informer les riverains du niveau de l'exploitation. La même exigence d'information a été demandée pour les tirs de mine qui devraient commencer en 2020, environ une fois par mois. Lors de chaque tir de mine, des études avec sismographe auront lieu dans les zones d'habitation, dont la Chautagne. Enfin, le trafic de camions devant passer par le long du lac du Bourget a été diminué à 9 aller/retours par jour maximum.

La prochaine réunion du comité aura lieu sous 6 mois.