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Interview : A la rencontre de Typhanie Degois

  

En ce début d’année, quels ont été les grands sujets à l’Assemblée nationale ?

Le rythme a été soutenu avec notamment un projet de loi important dans notre programme, celui « Pour un Etat au service d’une société de confiance ». Il permet de rétablir un lien de confiance entre les citoyens et l’administration, ainsi que d’accorder davantage de sécurité pour les entreprises. Il a aussi été question de ratifier les ordonnances travail, de se pencher sur la proposition de loi sur le règlement Dublin III concernant le droit d’asile. Je me suis également investie pour réformer le Code civil afin qu’il intègre bien toutes les situations juridiques des citoyens du XXIe siècle et qui n’étaient pas prévisibles en 1804.

 

Vous avez été aussi impliquée concernant le projet de loi portant sur l'élection des représentants au Parlement européen. Quelles ont été les avancées ?

La principale avancée du texte est de revenir à une circonscription nationale pour les prochaines élections européennes en 2019. L’intérêt est de créer un véritable débat national sur les enjeux européens. Le texte vise ensuite à favoriser le pluralisme politique, notamment des plus petits partis. C’est une question de représentativité de la société.

 

Aujourd’hui et dans les semaines à venir, sur quel thème comptez-vous vous engager ?

J’ai souhaité intégrer la mission d’information sur la « blockchain », cette technologie de stockage et de transmission des données va véritablement changer en profondeur la société en intervenant dans différents domaines l’énergie, la banque, le droit... Cette mission a alors pour objet de prospecter sur les conséquences possibles de ce nouveau procédé et d’examiner comment le soutenir. Par ailleurs, la réforme pour les entreprises va rapidement arriver à l’Assemblée nationale. Je souhaite m’impliquer sur cette réforme avec l’ambition de pouvoir continuer à dynamiser l’économie en Savoie.

 

Comment reliez-vous le national au local ?

La consultation des acteurs de Savoie avant chaque débat sur une loi, en organisant des tables-rondes ou des visites d’entreprises, d’exploitations agricoles, d’associations, me paraît très importante. La Savoie est un grand territoire, il est essentiel également de me déplacer régulièrement dans chaque commune grâce à des permanences décentralisées les samedis matins.

 

Durant les mois de mars et avril, la deuxième série d’ateliers citoyens se tiendra. Quel est l’intérêt de ces ateliers ?

L’intérêt est tout d’abord de créer un lien avec les citoyens. C’est l’occasion de leur expliquer ce que je fais à l’Assemblée nationale, pourquoi j’ai pris telle ou telle position. C’est une question de transparence de mon action. En retour, les Savoyards me font part de leurs préoccupations, de leurs idées pour les faire remonter au niveau national et construire ensemble notre territoire de demain.

 

Des interventions ont déjà pu se concrétiser grâce aux ateliers citoyens ?

Absolument. J’ai pu en particulier questionner le gouvernement par le biais de questions sur de sujets concernant, par exemple, le Lyon Turin, la défense du commerce de proximité. J’ai également pu proposer des amendements en partant du terrain. De la problématique de la carrière d’Anglefort, la proposition de consultation plus large de la population pour certains projets a été adoptée.