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Billet du 7 avril 2019 : concertation avec les acteurs en Savoie et travail législatif à l'Assemblée nationale

Dans ce billet hebdomadaire, je reviens sur le travail parlementaire mené cette semaine entre la Savoie et l'Assemblée nationale.

Travail parlementaire en Savoie

Comme chaque semaine, je recois des particuliers, des entreprises, des associations dans le bureau d'Aix-les-Bains afin d'échanger sur les enjeux locaux, de préparer les prochains projets de loi et d'évaluer les politiques publiques mises en place par le gouvernement.

Un long échange a eu lieu lundi avec le service pénitentiaire d'insertion et de probation de la Savoie, qui est un service déconcentré de l'administration pénitentiaire, en charge du suivi des personnes détenues ou accompagnées en milieu ouvert. En Savoie, 1300 personnes sont suivies par ce service. Différents sujets ont été abordés : l'inefficacité des peines d'emprisonnement de moins d'un mois, les différents usages du bracelet électronique qu'il convient d'élargir, la radicalisation des détenus qui est un phénomène croissant et inquiétant.

Une grève des enseignants a eu lieu cette semaine en Savoie, demandant le retrait du projet de loi Pour une école de la confiance dont l'examen au Parlement vient seulement de commencer. De nombreuses désinformations ont eu lieu, et je souhaiterais ainsi revenir sur ce que contient ce texte :

  • l'école devient obligatoire à partir de 3 ans afin de faciliter l'acquisition des premiers savoirs,
  • et lorsque les enfants sont instruits à domicile, les contrôles sont renforcés,
  • l'expérimentation qui a lieu depuis plusieurs années trouve un cadre juridique avec la création d’établissement publics des savoirs fondamentaux. Il s'agit d'un outil facultatif visant à faciliter la transition du primaire au collège et qui nécessite impérativement l'accord des acteurs locaux (communauté éducative et élus). Les directeurs d'école sont indispensables, en aucun cas ce poste ne sera supprimé,
  • une formation enrichie est proposée aux professeurs, fondée sur les travaux de la recherche et la connaissance des méthodes pédagogiques les plus efficaces,
  • une évaluation des pratiques de chaque établissement dans une démarche de progrès par un “conseil national de l’évaluation de l’école” est prévue,
  • une possibilité est offerte aux étudiants souhaitant s’orienter vers des carrières dans l’enseignement, de collaborer aux missions pédagogiques avec les professeurs déjà en place, en aidant aux devoirs des élèves ou en assistant l'enseignant en classe.

Ainsi, aucune fermeture de classe n'est prévue dans ce projet de loi. Je suis particulièrement vigilante aux projets de fermeture de classe qui doivent être strictement justifiés par une baisse significative d'élèves sur plusieurs années sans induire de conséquence sur l'établissement de l'école dans la commune. J'invite chacun à lire le projet de loi pour s'en rendre compte.

 

Savoie Typhanie Degois

Photo de Chanaz en Chautagne

 

Travail parlementaire à l'Assemblée nationale

En hémicycle ont eu lieu plusieurs débats, consacrés aux 4 thèmes du grand débat : la transition écologique, la fiscalité, la démocratie et la citoyenneté, l'organisation de l'État et des services publics. Ceux-ci feront l'objet de réformes dans les mois à venir, et j'invite alors les Savoyards à participer aux ateliers citoyens que j'organise depuis le début de mon mandat, et qui ont pour seul but : préparer ensemble les réformes à venir.

En commission des lois, chaque année le Défenseur des droits, Jacques Toubon, vient présenter son rapport d'activité. Ce fut l'occasion d'aborder plusieurs enjeux d'importance, notamment l'accès aux services publics, la défense des droits de l'enfance, la protection des lanceurs d'alerte.

Comme co-présidente du groupe d'études start-up, pme et eti à l'Assemblée nationale, nous avons auditionné le think-thank La Fabrique de l'industrie sur le thème de l'emploi. La principale question abordée a été celle des allégements de charges récemment critiqués. Selon leur étude économique : les allégements de charges sur les bas salaires ont une conséquence positive sur l'emploi qu'à court terme, alors que les allégements de charges sur les salaires intermédiaires (entre 2,5 et 3,5 SMIC) permettent de soutenir la compétitivité des entreprises, avec des effets reconnus sur les exportations. Les allégements de charges sur les salaires intermédiaires n'ont pas encore été assez évalués, mais ils représentent un intérêt certain pour relancer notre économie.