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Billet du 27 mai 2018

Alors que depuis lundi, l'Assemblée nationale se consacre entièrement au projet de loi Pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable, mon billet portera cette semaine sur l'agriculture. L'agriculture de Savoie, gage de qualité, est une chance pour l'économie de notre territoire.

L'agriculture est dans une crise structurelle, les agriculteurs n'arrivent pas à se rémunérer convenablement, la politique agricole commune est en cours de rediscussion à la Commission européenne, les attentes des consommateurs évoluent, en recherche d'une alimentation plus saine, d'une agriculture respectant à la fois l'environnement et l'animal d'élevage. Ainsi, suite aux états généraux de l'alimentation mis en place dès 2017, une réforme nécessaire et attendue est aujourd'hui examinée portant sur deux principaux chantiers.

 

Améliorer l'équilibre des relations commeciales dans le secteur agricole et alimentaire

Ce premier chantier a pour ambition d'inverser le processus de construction du prix en faveur des associations d'agriculteurs, de renforcer la médiation agricole en cas de litige entre les centrales d'achat et les agriculteurs sur la fixation du prix, de relever de 10% le seuil de revente à perte et d'encadrer davantage les promotions. L'objectif poursuivi est simple, assurer l'équitable répartition de la valeur créée en permettant aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail.

 

Suite à plusieurs rendez-vous en Savoie avec les agriculteurs et les syndicats agricoles, je me suis investie sur ces questions au travers de plusieurs amendements. Tout d'abord pour défendre les agriculteurs souhaitant rester indépendants tout en profitant des avancées du texte, puis pour permettre aux contrats d'intégration, notamment utilisés dans la filière du veau, d'être assimilés aux associations de producteurs afin que la filière ne soit pas exclue du cadre de protection, enfin je souhaitais préciser davantage l'encadrement des promotions pour que le nouveau dispositif s'applique aux fournisseurs mais aussi aux distributeurs.

 

L'objectif d'une alimentation saine et durable

 

Le second chantier vise à renforcer la qualité sanitaire, environnementale et nutritionnelle des produits pour une alimentation plus saine et sûre, avec une attention particulière pour la restauration collective. Pour une alimentation durable, il est aussi nécessaire de lutter contre le gaspillage alimentaire et d'oeuvrer à la réduction de l'utilisation des produits phytopharmaceutiques.

Après avoir rencontré en Savoie des entreprises, comme Leztroy, et des associations, j'ai également été force de proposition sur cet aspect. Ainsi, j'ai proposé avec plusieurs collègues une certification environnementale haute (niveau 3) pour les aliments proposés en restauration collective, un étiquetage obligatoire indiquant le mode d'élevage et d'abattage sur les produits animaux, une alternative végétarienne dans la restauration collective, l'interdiction du mode d'élevage des poules pondeuses en cages, l'instauration de la vidéo-surveillance dans les abattoirs.