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Billet du 24 juin 2018 : appel du 18 juin 1940, Lyon-Turin et permanence à Méry

Alors que je me suis rendue à différents événements en Savoie cette semaine, j'ai défendu la mobilité des Savoyards au travers du projet du Lyon-Turin à l'Assemblée nationale.

Cérémonie en mémoire de l'appel du Général De Gaulle

Lundi à Grésy-sur-Aix, avec Monsieur le Maire Robert Clerc, nous avons commémoré l'appel à la résistance du 18 juin 1940. Se souvenir pour faire perdurer ce qui fait notre Nation. 78 ans plus tard, il est du devoir de chaque Français de défendre l'Histoire et les valeurs de la France, mais aussi sa souveraineté face aux enjeux économiques, culturelles et de défense.

La future loi Mobilité et les enjeux du Lyon-Turin

Afin de préparer cette loi essentielle pour nos territoires, j'ai invité les députés de la région Auvergne Rhône-Alpes à venir échanger avec les représentants de TELT au sujet du projet ferroviaire du Lyon-Turin, la société publique franco-italienne chargée de la construction du tunnel de base entre les deux pays.

TELT Lyon-Turin Typhanie Degois

Sur un sujet aussi imposant que le Lyon-Turin, il convient de ne pas être dogmatique, le faire ou ne pas le faire, comment le faire. Chaque solution présente ses avantages et ses inconvénients. L'occasion lors de cette rencontre de revenir sur trois points essentiels du projet.

Tout d'abord, concernant les accès. Le tunnel de base va coûter à la France, à l'Italie et à l'Union européenne 8 milliards d'euros. Lors de sa mise en service en 2030, il est essentiel d'avoir des accès à ce tunnel lui permettant d'être totalement efficient. Or, il serait question de reporter les accès à plus tard, faisant alors emprunter les convois de frêt sur la ligne historique, c'est à dire le long du lac du Bourget, qui n'est pas capable d'accueillir autant de volumes que le tunnel. Ainsi sans réalisation de nouveaux accès, ce serait une politique du frêt peu ambitieuse qui ne résoudrait ni les problèmes de pollution, ni les problèmes de mobilité du quotidien.

Puis, concernant la destinatination. Le Lyon-Turin correspond au chaînon manquant du corridor européen visant à rallier l'Europe du Sud à l'Europe du Nord. Il est également prévu de substituer Dijon à Lyon dans les investissements prévus dans la loi Mobilité. Une telle solution ne prend pas en considération les enjeux européens. Et par ailleurs, ne prend également pas en compte les besoins de mobilité du quotidien des Savoyards puisqu'il est essentiel d'investir sur le noeud ferroviaire lyonnais, aujourd'hui saturé et provoquant des retards dans toute la région.

Enfin, tous les acteurs sont prêts à financer des accès ambitieux pour permettre une véritable politique de frêt et assurer une meilleure mobilité des usagers, que ce soit la région ou l'Union européenne. La Savoie a besoin que l'Etat français s'investisse sur cette problématique qui répond à des besoins environnementaux, économiques et de mobilité de long terme.

 

Permanences décentralisées dans les communes de Savoie

Comme je m'y étais engagée pendant la campagne, depuis novembre dernier, je me rends le samedi matin dans les communes pour aller à la rencontre des habitants, des commerçants et des élus. Je tenais à remercier les communes qui nous ont reçus : La Motte-Servolex, Motz, Corbel, Aiguebelette, Méry, Entrelacs/Albens, Trévignin, Yenne, Drumettaz-Clarafond, Saint Chrisopthe la Grotte, Saint Paul, Saint Genix sur Guiers et Grésy sur Aix. Les prochaines dates commenceront en septembre.