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Le Dauphiné Libéré Typhanie Degois à la Maison d'Arrêt de Chambéry lundi 5 mars 2018

Dans son édition du lundi 5 mars, le Dauphiné Libéré propose un article concernant Typhanie Degois qui s'est dernièrement rendue à la Maison d'Arrêt de Chambéry.

Sous la conduite de son chef d'établissement, Pierre Cucheval, elle a visité les lieux et a rencontré le personnel et les syndicats. Pour Typhanie Degois qui siège à la commission des lois, cette démarche s'inscrivait dans la suite des différents mouvements sociaux qui se sont déroulés récemment dans les établissements pénitentiaires de France, et surtout, dans la perspective du projet de loi de programmation de la justice sur le sens de la peine.

 

Surpopulation et personnel réduit

Bien que la Maison d'Arrêt de Chambéry soit une petite structure à taille humaine, elle n'échappe pas à certaines difficultés. La Maison d'Arrêt de Chambéry a d'ailleurs été la première en France à connaître une manifestation de son personnel.

Elle pâtit ainsi d'une surpopulation carcérale avec un taux d'occupation entre 200% et 213%. Le personnel de surveillance est pour sa part réduit de six postes vacants.

Force est de constater que le métier de surveillance pénitentiaire est loin d'attirer. Sur le recrutement, la dernière promotion a subi 50% de démissions. Parallèlement, même si la Maison d'Arrêt de Chambéry a fait l'objet de travaux, certaines parties sont assez vétustes.

                                          

                                                    

                                          

 

Améliorer les conditions de travail du personnel

Au cours de sa visite, Typhanie Degois a pu échanger avec le personnel, notamment sur leurs conditions de travail. Ils sont aujourd'hui en insécurité au quotidien du fait de la radicalisation et de problèmes psychiatriques de certains détenus. Par ailleurs, leur profession est aujourd'hui trop peu valorisée. Il conviendra dans le projet de loi à venir, relatif au "Sens de la peine", de travailler sur l'attractivité du métier, souvent méconnu, mais qui est indispensable à notre société. Nous devons également une grande reconnaissance à ces femmes et hommes qui donnent beaucoup de leur personne chaque jour pour tenter de réinsérer dans la société les détenus.