Menu

Soutien aux méthodes alternatives à l'expérimentation animale

Typhanie Degois a déposé une question écrite qui est parue ce mardi 17 avril. Après auditions de plusieurs associations telles que ANTIDOTE et Pro Anima, elle a interrogé la Ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, Madame Frédérique Vidal, afin que soient favorisées les méthodes alternatives à l'expérimentation animale pour ne plus avoir recours aux animaux.

 

                

 

1,92 million d'animaux utilisés pour des expérimentations

Saisie du sujet depuis 1986, l'Union européenne impose à ses Etats membres, par une directive de 2010, de décliner la règle des 3R (réduire, raffiner, remplacer) en termes d'expérimentation animale ainsi que d'avoir une transparence en publiant chaque année des statistiques sur l'utilisation d'animaux lors de procédures scientifiques.

D'après les derniers résultats de 2016, 1,92 million d'animaux sont sujets d'expérimentations. Et si une baisse du nombre d'animaux utilisés est observée avec le recours à des méthodes dites alternatives, ces dernières ne constituent pas des méthodes strictement de remplacement ou de substitution à l'expérimentation animale.

 

Des avancées scientifiques et technologiques

Or, Typhanie Degois précise qu'aujourd'hui les avancées scientifiques et technologiques offrent, dans ce domaine, de véritables perspectives dans le cadre des travaux en recherche appliquée et en toxicologie.

Le développement de nouvelles méthodes sont ainsi reconnues pour leur fiabilité et leur sécurité comme : l'ingénierie tissulaire, les technologies des cellules souches, la modélisation et la bio-informatique, ainsi que la toxicogénomique. Ces méthodes permettent alors de ne plus avoir recours aux animaux et en même temps de favoriser les progrès de la science.

Mais l'Etat ne soutient que trop peu ces méthodes bien qu'elles constituent de véritables innovations.

Dans ces conditions, Typhanie Degois demande une implication plus forte de l'Etat en termes de soutien aux méthodes alternatives à l'expérimentation animale dans les recherches scientifiques et dans l'enseignement, ainsi qu'un encadrement plus strict du recours à l'expérimentation animale dans les projets scientifiques publics et privés.