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Pour une reconnaissance de l'optométrie dans la filière visuelle française

Typhanie Degois a posé une question écrite, parue le mardi 13 mars 2018, afin de faire valoir une reconnaissance de l'optométrie dans la filière visuelle en France. Elle interroge la Ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, à ce sujet.

                                 

Des délais d'attente importants

La stratégie de la future transformation du système de santé, présentée dernièrement par le Premier ministre, repose sur un constat : faiblesse de la prévention, complexité liée au cloisonnement de l'hôpital en ville, accès aux soins rendu difficile sur certains territoires.

Typhanie Degois fait alors remarquer que la filière de soins oculo-visuels en France n'échappe pas à cette situation. L'ophtalmologie enregistre des délais d'attente importants pour les patients avant d'obtenir un rendez-vous. Il est estimé en moyenne une attente de 117 jours.

Face à ces délais en constante augmentation depuis 2012, le Syndicat des ophtalmologistes de France a lancé en janvier 2017 une campagne baptisée " zéro délai en 2022 ".

 

Une solution envisageable

Afin de pallier ces délais et favoriser un accès facilité à un réseau de soins oculo-visuels pour les Français, Typhanie Degois précise qu'une solution plus immédiate, que l'augmentation du numerus clausus médical, peut être envisagée. Il s'agirait de reconnaitre l'optométrie dans le Code de la santé publique en France, comme cela se fait déjà dans d'autres pays européens voisins, notamment en Allemagne ou au Royaume-Uni.

Les opticiens qualifiés en optométrie, ou les optométristes seraient ainsi en mesure d'effectuer des actes oculaires simples tels que les examens visuels, l'analyse de la vision binoculaire ou l'analyse fonctionnelle de la vision. Ces pratiques viendraient en complément à celles des praticiens actuels dans le cadre d'un suivi médical, sachant que les pathologies plus importantes relèveraient toujours du domaine de l'ophtalmologie.

Dans ce cadre, Typhanie Degois souligne, comme le précise un rapport d'information du Sénat de 2014 sur la coopération entre professionnels de santé, que la reconnaissance de l'optométrie en France devra passer par une réglementation de la profession.

 

Retrouvez les questions écrites de Typhanie Degois