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Condition animale : pour un engagement fort dans la lutte contre le trafic d'animaux

Alors que les salons expo-vente d'animaux de compagnie se développent, Typhanie Degois a déposé une question écrite auprès du Ministre de l'agriculture et de l'alimentation, Monsieur Stéphane Travert, en faveur d'un engagement fort dans la lutte contre le trafic d'animaux. Vice-présidente du groupe d'études sur la condition animale à l'Assemblée nationale, Typhanie Degois avait déjà déposé une question écrite contre l'expérimentation animale et avait été reçue avec d'autres parlementaires par la Première dame, Brigitte Macron, pour évoquer ce sujet.

 

condition animale Typhanie Degois

Le troisième marché criminel

Le constat est clair. Le trafic d'animaux représente le troisième marché criminel au rang mondial après celui des armes et de la drogue. Ce sont 100 000 animaux domestiques qui rentreraient illégalement en France chaque année. A la lumière de ces chiffres, il apparaît donc que la législation en vigueur est loin d'être toujours appliquée.

L'ordonnance du 8 octobre 2015 vise à encadrer la vente d'animaux domestiques en prévoyant que les éleveurs français se déclarent auprès de la chambre d'agriculture et obtiennent un numéro SIREN préalable à leur activité.

Or, beaucoup d'animaux sont encore trop souvent vendus par des particuliers sur des sites de petites annonces, et des trafics européens importants de reproduction non-contrôlée d'animaux continuent d'alimenter les animaleries françaises.

 

Une situation intolérable

Pour Typhanie Degois, cette situation est intolérable d'abord d'un point de vue sanitaire du fait d'une absence de contrôle vétérinaire et du non-respect de la période de sevrage des animaux, ce qui engendre la transmission de maladies, comme la maladie de Carré, la pneumopathie ou la rage, ainsi que le développement de troubles comportementaux par une absence de sociabilisation.

Typhanie Degois précise que ces pratiques ne respectent pas la condition animale et son bien-être en raison d'élevages intensifs en batterie, ni les règles en matière de durées et conditions de transport.

Selon Typhanie Degois, il en ressort que la France ne contrôle ni les entrées, ni les reproductions des animaux domestiques sur son territoire, dont la conséquence est l'abandon massif d'animaux dans les refuges, la réapparition de maladies et un sentiment d'impunité des trafiquants. 

Dans ces conditions, afin d'apporter une opposition forte au trafic d'animaux en France, Typhanie Degois demande que l'ordonnance du 8 octobre 2015 soit strictement appliquée pour encadrer la reproduction des animaux domestiques et prendre des mesures nécessaires de contrôle aux frontières pour mettre un terme à l'entrée illégale d'animaux domestiques venant principalement de l'Europe de l'Est.